Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 10:32

 

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AVEC  SØREN  NOUS   NOUS  SOMMES  DIT

 

 

 

 

 

- La vie est la seule porte de sortie.

 

- l’épreuve à surmonter c’est soi-même.

  Soi : matière crédible placée entre une forme et un esprit.

 

- La foi cadastre l’instant et délivre le lieu de l’éternité.

 

- Les abîmes sont des imaginaires palpables.

 

- Après le péril, le saut.

 

- L’insaisissable spectateur qui a vu les outils de l’univers avec un reste de silence.

 

- Ce qui rend le troupeau irréductiblement grégaire et passablement inquiétant, c’est sa veulerie indépassable pour le salariat.

 

- Le duel entre le trouble et le limpide est à concevoir uniquement avec les lettres de l’alphabet ; en rime de commencement.

 

- L’édifice se tient debout par le sacrifice intérieur. Les fondations, elles, ne sont ni coupables, ni innocentes.

 

- Nous pourrions chaque dimanche honorer les cimetières de la terre, mais le samedi y consentirait-il ?

 

- On dit des poètes qu’ils sont les alchimistes des mots. Mais a-t-on déjà trouvé de l’or dans les mots ?

Les cyniques vous montreront où respire la bonne terre, la terre fertile, la terre prétentieuse, que d’autres cyniques, plus affirmés, finiront par vous couvrir la tête.

 

- Lorsque l’on traverse un pont il faut se souvenir de la première arche pour affronter le hasard de la dernière.

 

- Le faire m’a ordonné la répudiation du savoir. J’ai aimé sans inconnu.

 

- Mieux vaut mourir pour l’élégance d’un mouchoir que mourir d’une sentence commune.

 

- Entre le désespoir et le doute du désespéré, il y a le plaisir indéfinissable des porteurs d’infini.

 

- Je n’ai pas aimé mon père, il me l’a bien rendu en étant son fils.

 

- L’éparpillement c’est un début et une fin.

 

- Søren, elle était pourtant belle, son souvenir nous hante encore. Des musiques passent comme des oiseaux dans le ciel, les rues sont fleuries de toutes les robes de ton aimée, c’est un tourbillon où les musiciens volent tout autour de toi, c’est un sens inhabituel et fantastique, Søren, c’est le sens de ta vie.

 

- Je ne veux pas vous connaître et vous ne me connaissez pas, pourtant vous ne  parlez que de ce trop plein d’amour, que de cette vérité plénière qui serait là entre nous, grouillante, attentive, offerte. Vous me montrez vos mains, vos maisons, vos domaines, et entre deux sanglots de ravissement, vous oubliez de me dire au revoir.

 

- Tu as le regard des mille visages, c’est pourquoi Søren, nous nous sommes dit que ce matin était de fière allure et que nous pouvions, jusqu’à la nuit lointaine, dans les rues de la vie faire entendre nos pas.

 

 

 

 

 

 

_____

 

 

 

DE  MÈCHE LENTE  ( extraits)

 

 

 

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