A Friedrich Nietzsche
Soeur, mon hirondelle, le chemin vacant c’est ton adieu, une couleur de vertige et d’encerclement, un fermoir ensauvé dans une illisible clarté.
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Et si dans ce violent orage naissait le calme de la mer ?
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A l’intérieur de l’ambre un monde se creuse, insouciant; ainsi d’oriflamme en oriflamme un futur a vécu.
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La mélancolie comme une enfance mal apprise nous glisse des mains et se brise, laissant la souffrance apparaître.
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Joie, le soleil cède dans une rougeur et le vert l’emporte, joie, la nuit se souvient puis oublie la voûte qui la reçoit, claire comme un appel indéfiniment sarclé de noir.
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Abolition de l’âme le ciel est minéral, mais tout près le coeur obsidien sous le manteau du monde frisonne, frisonne enfin.
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L’ordre de la défaite est de laisser revenir la victoire sur les lieux de son combat pour qu’elle s’y abîme, cercle concentrique de l’Histoire.
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Vide, le pamphlet est à son apogée, il suffit de s’y perdre de toute sa hauteur.
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Consens à bannir le seuil de ton retour, chaque ruse est un départ, un départ de consentement.
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Et l’arbre dit: « Je marche pour que les hommes se souviennent de la lutte de mes pas ».
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Rien que nous puissions saisir sans l’émotion d’une femme aimée.
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Ainsi il n’est pas désastreux d’ouvrir sa main pour mieux la refermer, le coeur épuisé se joue de la chute, ainsi nous croisons des forces magnifiques, des neiges persistantes, le pire et l’oubli sur une montagne qui se penche...
Ainsi, le silence longtemps exploité devint silence, et qui pourrait dès lors se déprendre d’un si long silence dans le facétieux ermitage des mots ?
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